lundi 4 juin 2012

Ce que nous dit la cabale contre Christiane Taubira



Ce serait faire preuve de malhonnêteté intellectuelle que d’affirmer qu’il y autant de blancs que de noirs qui sont victimes de racisme. Voilà où réside la faibless du discours des adversaires de Christiane Taubira.





Christiane Taubira à l'Elysée le 23 mai 2012. REUTERS/Charles Platiau
L'AUTEUR

Akram Belkaïd



Depuis sa nomination au poste de ministre de la justice du gouvernement français, Christiane Taubira fait l’objet d’attaques aussi rageuses que malveillantes. Outre des critiques sur son engagement politique à gauche, des rumeurs et des fausses informations circulent sur internet l’accusant d’avoir, entre autre, jugé peu répréhensible le fait de brûler un drapeau français.

Elus de l’UMP, militants de droite, internautes proches de la « réacosphère » voire de la «fachosphère», reprennent à leur compte - sans précaution ni vérification - cette mise en cause contre la nouvelle garde des Sceaux. Et ils se gardent bien de dire que plusieurs médias ont prouvé que l’accusation est fausse.

Insultes, caricatures grotesques, attaques personnelles: ce déchaînement de haine et de bêtise n’a rien d’étonnant. Les adversaires de la ministre ont beau jeu d’affirmer qu’il s’agit de critiquer ses propositions et intentions en matière de réformes de la justice mais il faudrait être naïf pour les croire. De fait, le vrai enjeu dans cette affaire ne relève pas de la simple joute politique entre une gauche revenue au pouvoir et une droite qui n’a pas digéré sa défaite à l’élection présidentielle.

En réalité, ce qui est central ici, c’est que madame Taubira est noire de peau et qu’elle n’a pas sa langue dans la poche. C’est bien cela qui déplaît aux racistes en tous genres mais aussi à celles et ceux qui ne lui ont jamais pardonné à la fois son passé de militante autonomiste de la Guyane et la loi de 2001 - elle porte son nom - qualifiant la traite négrière de crime contre l’humanité.

Christiane Taubira n’est pas un «oncle Tom»

Contrairement à nombre de personnalités issues de l’immigration ou des départements et territoires français d’Outre-mer, Christiane Taubira n’est pas un «oncle Tom» ou quelqu’un qui, dos voûté et yeux baissés, s’excuserait en permanence d’exister.

Il est clair qu’elle ne cherche pas à plaire et à séduire en modérant son discours et ses revendications. Toujours déterminée, elle n’essaie pas non plus à donner des gages d’intégration à la bonne société française ou, plus exactement, aux biens pensants qui s’irritent et s’impatientent dès lors que sont remis sur la table des dossiers aussi dérangeants que l’esclavagisme ou le racisme sans oublier, bien sûr, le colonialisme.

Si l’on était aux Etats-Unis, Christiane Taubira se ferait certainement traiter de «femme noire en colère». Cette expression a d’ailleurs longtemps concerné Michelle Obama et nombreux sont les conseillers de son mari qui ont craint que cela ne lui coûte la Maison-Blanche. En matière de lutte contre les discriminations et de défense de la condition des noirs d’Amérique, on sait que la First Lady américaine est bien plus radicale que son époux lequel, déjà en butte à des problèmes d’identité (il s’est longtemps fait appeler Barry car n’assumant pas ses origines), a très tôt compris que son intérêt politique lui commandait de ne surtout pas apparaître comme un «homme noir en colère».

L’homme noir en colère fait peur

Aux Etats-Unis, comme en France, l’homme ou la femme noire en colère - tout comme d’ailleurs l’Arabe en colère —fait peur et agace. On lui reproche d’envenimer les choses, d’attiser la haine des racistes mais aussi d’indisposer une majorité plutôt neutre et bienveillante en ressassant des problèmes que cette même majorité (blanche) estime réglés. Or, on ne dira jamais assez la différence de perception qui peut exister sur des sujets comme le racisme.

Aux Etats-Unis, selon un récent sondage du Pew Center, 60% des Noirs estiment que cela demeure un problème important qui mine la société alors que seuls 20% des Blancs pensent la même chose. Cette divergence, qui existe aussi en Europe et en France, est à l’origine de nombre de malentendus et de rancœurs. «On parle trop de ces sujets en leur donnant plus d’importance qu’ils n’en méritent» m’a dit un jour un confrère parisien, d’origine picarde, à propos de la question du délit de faciès à l’encontre des noirs et des Maghrébins. Pour lui, la dénonciation répétée de ce genre de pratique ne pouvait que conduire à un ras-le-bol de l’opinion publique et donc à aboutir à l’effet inverse. En clair, c’est moins on en parle, mieux ça vaut pour le vivre-ensemble…

Les Etats-Unis connaissent bien cette question qui s’est de nouveau révélée dans toute son acuité après la mort de Trayvon Martin, un jeune noir de dix-sept ans abattu en février dernier par un homme blanc en patrouille armée dans son quartier. Pour mémoire, Martin ne portait pas d’arme et rentrait tranquillement chez lui après avoir acheté des sucreries quand il a été tué par le vigile autoproclamé George Zimmerman.

L’Amérique était pratiquement unie dans l’émotion

Au lendemain de ce qui a été qualifié par la justice de meurtre sans préméditation, l’Amérique était pratiquement unie dans l’émotion et la condamnation de cet acte. Mais les choses ont changé après que Barack Obama eut déclaré que s’il avait eu un fils, il aurait ressemblé à Trayvon Martin. Des propos condamnés avec virulence par la droite américaine qui a accusé le président de jeter de l’huile sur le feu et d’exploiter la corde raciale à des fins électoralistes.

Aurait-il fallu qu’Obama se taise ? Faut-il aussi que les noirs de France se taisent eux, qui de toutes les minorités dites visibles (ou discernables), sont ceux qui doivent certainement subir le plus de discriminations? En réalité, celles et ceux qui sont concernés pensent qu’on ne parle jamais assez de ces manquements à la dignité de la personne humaine. Ils estiment qu’on n’évoque pas suffisamment ce qu’ils endurent et ce qu’ont endurés leurs parents ou ancêtres. Comment leur en vouloir?

Certes, il faut être honnête en reconnaissant qu’il existe bien quelques opportunistes qui tirent avantage de ce que subissent leurs pairs. Mais prétendre que les discriminés en font trop sur le registre de la revendication, c’est faire fausse route ou, plus grave encore, c’est les heurter de manière délibérée. Pour celui qui souffre, se voir dire que sa douleur n’existe pas ou se voir signifier qu’il faut la nuancer, la relativiser ou encore la taire, est insupportable.

L’affaire Trayvon Martin a mis en exergue un autre aspect des différences de perception à propos du racisme et des discriminations. «Est-ce que le président aurait dit la même chose si la victime avait été blanche?» s’est faussement interrogé l’ultraconservateur Newt Gingrich à propos de la déclaration d’Obama. Cette sortie n’est pas anodine.

C’est une attitude, désormais systématique, qui agite l’existence d’un racisme anti-blanc à la figure de celles et ceux qui dénoncent les discriminations et violences subies par les minorités. En France, pour nombre de ses contempteurs, Christiane Taubira serait tout simplement coupable d’occulter le racisme anti-blanc. Il n’est pas question ici de dire que ce dernier n’existe pas.

Discours communautariste, insultes et stéréotypes négatifs à l’encontre du « céfran », du « blanc-blanc-navet », du « babtou » ou du « gawri » existent bel et bien et doivent être condamnés sans aucune hésitation. Mais ce serait faire preuve de malhonnêteté intellectuelle que d’affirmer qu’il y autant de blancs que de noirs qui sont victimes de racisme. Voilà où réside la faiblesse, pour ne pas dire autre chose, du discours des adversaires de Christiane Taubira. Qu’on le veuille ou non, le racisme anti-blancs reste ultra-minoritaire, non-structurel et son existence ne doit pas justifier l’inaction et le silence face à ce que noirs, Arabes, Maghrébins et autres minorités visibles de France subissent de manière récurrente.

Akram Belkaïd (Le quotidien d'Oran)

Maroc : encore 30000 « petites bonnes »


Agence Ecofin) - Les « petites bonnes », des fillettes travaillant comme domestiques dans des familles aisées, seraient environ 30000 au Maroc, selon le Collectif associatif pour l'éradication du travail des "petites bonnes".


En dépit de nombreuses pressions, nationales et internationales, le travail de domestiques de moins de 15 ans reste admis par la loi marocaine. Le Collectif dénonce cet anachronisme, du essentiellement à la pauvreté, qui fait subir à de nombreuses fillettes une «violence physique et économique»


L’an passé, une petite bonne de 11 ans est décédée à Casablanca sous les coups de sa patronne insatisfaite de son travail. Un projet de loi interdisant cette pratique avait «été élaboré par le gouvernement» mais était «toujours à l’étude», selon la ministre de la Famille de l’époque, Nouzha Skalli, répondant à l’émotion soulevée par ce drame.



Lire aussi

www.agenceecofin.com/droits-de-l-homme/2109-1373-maroc-une-bonne-enfant-de-11-ans-battue-a-mort

vendredi 18 mai 2012

Christiane Taubira devient garde des sceaux et numéro 3 de l'équipe Ayrault


Christiane Taubira: ministre de la justice
Christiane Taubira
Christiane Taubira

François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont tenu parole: leur gouvernement est à parité (17 femmes et 17 hommes) et surtout n'a pas oublié la "diversité".
Totale surprise car les rumeurs ne l'y annonçaient pas: Christiane Taubira devient ministre de la Justice, et occupe le numéro 3 dans l'ordre protocolaire.
Certains observateurs pointent déjà son "inexpérience judiciaire", nous pourrions leur faire remarquer que ce n'est guère nouveau pour un gouvernement socialiste. Elisabeth Guigou ouMarylise Lebranchu n'avaient aucune expérience en la matière quand Lionel Jospin les a nommées ministre de la Justice.
Nous remarquerons également que la probité de Christiane Taubira est un atout indéniable pour ce poste. On se souvient que François Hollande avait fait de la moralisation de la politique un de ses axes de campagne. La rigueur bien connue de Christiane, et le fait qu'elle n'ait jamais été impliquée dans des scandales, nous permet de penser qu'elle saura parfaitement incarner la justice que Hollande a "vendue" aux français.

Il serait surprenant que les "affaires" en cours soient stoppées, ou qu'elle nomme des procureurs contre l'avis du Conseil Supérieur de la Magristrature. On peut penser qu'à gauche Jean-Noël Guérini, ou à droite les proches de Sarkozy (voire Sarkozy lui-même), ne sont pas spécialement satisfaits de cette nomination.

Lu sur grioo.com

Christiane Taubira: des tresses au gouvernement français!


On peut donc réussir sans chignon, greffes ou perruque!
17/05/2012Par Charly





Affichage de la campagne présidentielle 2002 de Christiane Taubira

Le monde entier le sait depuis hier, Christiane Taubira est désormais ministre de la Justice, et surtout numéro 3 dans l'ordre protocolaire. OK les esprits chagrins raillent son inexpérience judiciaire. OK les mêmes insistent sur le fait qu'elle ne doive sa place qu'à l'accord PS/Radicaux de Gauche, et au fait que le patron du parti Jean-Michel Bayelet soit sous le coup d'une mise en examen.

Nous préfererons retenir deux choses.

La première que c'est une femme, noire, intègre et surtout forte qui occupera ce poste important.

La seconde c'est que d'un point de vue purement capillaire que Christiane tord le cou à une idée bien trop répandue: on peut être une femme noire et réussir avec ses cheveux n-a-t-u-r-e-l-s.

On le voit sur l'affiche, déjà en 2002, de sa campagne présidentielle. On peut le voir en couverture de ses livres, on peut le voir quand elle passe à la télévision. Bref, Christiane est une femme extrêmement importante de la vie politique française, et pourtant elle arbore des tresses tous les jours!

Espérons que nos soeurs en prendront graine, et n'hésiteront pas à reconsidérer leurs cheveux naturels. Si Christiane Taubira peut devenir numéro 3 d'un gouvernement avec des tresses, on peut se demander si arborer greffes, chignon ou perruques, est vraiment nécessaire pour réussir au plus haut niveau. Et si une femme aussi occupée qu'elle réussit à entretenir ses cheveux, on peut penser que c'est à la portée de tous.

Avis personnel, greffe, chignon ou perruque, une femme noire restera en génral considérée comme une noire, et ce n'est pas sa coiffure qui y changera grand chose. Apprenons à nous aimer comme nous sommes, et les autres nous aimeront ainsi!




L'esclavage raconté à ma fille




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Avec Jean-Marc Ayrault

Mes météores (Mars 2012) le dernier livre de Christiane

La reine du disco, Donna Summer, est morte à l'âge de 63 ans

17/05/2012 à 21h:08 Par Tshitenge Lubabu M.K.

Donna Summer en concert, à Las Vegas, en 2010. Donna Summer en concert, à Las Vegas, en 2010. © Getty Images/AFP/Archives - Ethan Miller

La chanteuse Donna Summer a tiré sa révérence. Celle qui a fait danser plusieurs générations sous les boules à facettes du monde entier est morte le jeudi 17 mai, des suites d'un cancer. Elle avait 63 ans.

Surnommée à juste titre « la reine du disco » depuis les années 1970, la chanteuse américaine Donna Summer est décédée le jeudi 17 mai, en Floride, des suites d’un cancer. Elle a marqué à jamais l’histoire de la musique populaire par l’immensité de son talent.

Ses admirateurs se souviennent de sa voix puissante et langoureuse. De son corps qui semblait sculpté pour la danse et dont se dégageait un érotisme envoûtant. Ses gestes étaient suggestifs, comme l’étaient ses chansons, qui sont devenus des tubes universels. Elle était, en fin de compte, l’incarnation du disco et personne, à part peut-être The Bee Gees, n’a atteint son niveau de popularité et de célébrité.

LaDonna Andre Gaines, de son vrai nom, est née à Boston le 31 décembre 1948. Dans sa famille, la religion est une valeur sacrée. Et c’est tout naturellement que la petite fille chante le gospel à l’église. Encore adolescente, la musique l’attire et elle se retrouve dans un groupe de rock dénommé Crow. Et puis, c’est le départ pour New York, d’abord, et pour l’Allemagne, ensuite, où elle est engagée dans la comédie musicale Hair, version allemande. Elle se retrouve ensuite en Autriche, avant de regagner l’Allemagne où elle se marie avec Helmut Sommer, dont le nom, anglicisé, sera son nom de scène.

Le succès au milieu des années 1970

Donna Summer enregistre son premier disque en 1971. Mais le succès n’est pas encore au rendez-vous. Trois ans plus tard, la rencontre avec un duo de producteurs et d’auteurs, Giorgio Moroder et Pete Bellotte, lui ouvre de nouvelles perspectives. Le travail du trio est récompensé par le succès que récolte en Europe le single The Hostage. En 1975, son premier grand tube, Love to Love You Baby, adapté de Je t’aime…moi non plus de Serge Gainsbourg, la propulse au premier plan. Pendant des années, elle occupe le sommet des hit-parades à travers le monde. Partout, les pistes de danse sont envahies dès qu’on joue I Feel Love, Last Dance, Hot Stuff ou No More Tears (Enough Is Enough). Le succès est immense.

Dans les années 1980, alors que le disco entame sa descente, Donna Summer donne un nouveau coup de jeune à sa musique en y incluant une dose de rhythm and blues, de pop et de rock. Elle travaille avec Quincy Jones. Sans cesse, elle renouvelle son art en l’adaptant aux circonstances, aux situations, toujours avec un égal bonheur. Le temps passant, la chanteuse s’ « assagit ». La sensualité qui la caractérisait cède la place à une chorégraphie plus soft. Mais jusqu’au bout, elle aura été une chanteuse exceptionnelle.


Lu sur Jeuneafrique.com

mercredi 16 mai 2012

Algérie: presque un tiers de femmes dans la nouvelle Assemblée nationale

16/05/2012 à 11h:25 | AFP

Algérie: presque un tiers de femmes dans la nouvelle Assemblée nationaleAlgérie: presque un tiers de femmes dans la nouvelle Assemblée nationale© AFP

Les femmes ont remporté presque le tiers des sièges de députés aux élections législatives du 10 mai en Algérie, mais les militantes féministes ne baissent pas la garde pour autant.

Selon un décompte encore provisoire, au moins 145 des 462 sièges de la nouvelle assemblée seront occupés par des femmes, soit un bond de 115 sièges comparé à la précédente assemblée, il est vrai moins nombreuse, à 389 sièges.

Cette avancée a suscité l'enthousiasme de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a applaudi le "nombre élevé de femmes élues". Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon s'est aussi félicité de "l'augmentation de la représentation des femmes dans la nouveau parlement" en Algérie.

Le scrutin législatif a permis au parti présidentiel Front de Libération nationale (FLN) de retrouver un peu de son hégémonie passée avec 221 sièges, tandis que les formations islamistes ont reculé, à contre-sens de la vague religieuse qui a envahi les parlements régionaux touchés par le Printemps arabe.

"Le Printemps arabe est reporté pour les islamistes mais ses fleurs se sont épanouies pour les femmes qui amèneront de la couleur à l'Assemblée nationale et et hausseront la voix dans une hémicycle dominée par les hommes depuis 50 ans", estime Samia, une employée d'une cinquantaine d'années, à Alger.

"Avec cette proportion considérable de femmes au parlement, nous nous rapprochons d'une véritable représentation démocratique" dans l'assemblée, juge Fatima Mustapha, enseignante à l'université.

Les femmes représentent 53% de la population, 45% des magistrats, et maintenant environ 32% de l'Assemblée nationale, ce qui les place bien avant leurs consoeurs de Tunisie et du Maroc.

Le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia estimait la semaine dernière que le nombre de femmes élues plaçait l'Algérie en tête de la moyenne européenne.

Après des années de militantisme féminin, une nouvelle loi a imposé des quotas de 20 à 50% de femmes dans les listes électorales, proportionnellement à la taille de la circonscription.

Prouver qu'on mérite son siège

Mais il faudra voir comment les femmes élues, dont beaucoup inexpérimentées, oeuvreront à l'Assemblée et si elles s'uniront par-delà les partis.

"Les femmes doivent maintenant prouver qu'elles méritent leurs sièges", juge Nadia Aït Zaid, juriste qui a fait campagne pour le quota des femmes et formé des candidates.

Deux gros dossiers les attendent à l'Assemblée nationale: le code de la famille qui relègue la femme au statut de mineure et la criminalisation de la violence domestique.

"Elles ont besoin de constituer un front qui transcende les idéologies", dit Mme Aït Zaid.

Plusieurs partis dominés par les hommes, dont le FLN qui avait initialement refusé les quotas, ont jugé que les femmes placée en queue de liste ne pouvaient pas comme cela remonter à cause des quotas.

Des militantes se sont également plaintes que des chefs de partis ont placé leur femme ou leur fille en fin de liste pour faire semblant de respecter la nouvelle loi.

Le quotidien populaire arabophone Ennahar affichait mardi des photos de plusieurs élues avec ce titre: "50 femmes célibataires au parlement (. . . )" -- et listait les avantages que leur accorde la députation.

Même si les femmes contrôlent le machisme et le conservatisme ambiants à l'Assemblée, elles resteront victime de la défiance générale des Algériens envers leurs élus.

"Qu'un homme ou une femme soit élu ne change rien. Il est important que les élections soient équitables, mais elles ne le sont pas", juge Salima, une jeune femme couverte d'un voile des pieds jusqu'à la tête.

"Une femme qui l'emporte grâce à un quota ou par la fraude n'est pas légitime. Il en est de même pour les hommes", assène-t-elle.

Malgré les félicitations des pays étrangers pour le vote, beaucoup d'Algériens et d'observateurs sont convaincus que la participation de 43% et le score des partis officiellement annoncés ne sont pas conformes à la réalité.

Audrey Pulvar critique déjà Hollande


La journaliste dénonce l'hommage du nouveau président de la République à Jules Ferry, ardent défenseur de la politique coloniale française.

Son compagnon, Arnaud Montebourg , va sans doute être nommé ministre de François Hollande mercredi, mais Audrey Pulvar n'en garde pas moins sa liberté de critiquer le président de la République. Ce mardi matin, la journaliste de France Inter a commenté ainsi sur twitter la décision du chef de l'Etat de rendre hommage à Jules Ferry : « Vous avez aimé le discours de Dakar, vous adorerez les races supérieures de Jules Ferry », écrit-elle.

La chroniqueuse du talk-show de France 2 On n'est pas couché met donc dans le même sac Nicolas Sarkozy et François Hollande . Le Premier pour avoir affirmé, en juillet 2007 au Sénégal, que le « drame de l'Afrique » vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire » et le second pour avoir choisi comme référence Jules Ferry , qui ne fut pas seulement le père de l'école gratuite, laïque et obligatoire mais aussi un ardent défenseur de l'expansion coloniale française.

Depuis qu'il a été rendu public, ce choix suscite la polémique, notamment sur les réseaux sociaux où certains estiment qu'il s'agit d'un mauvais signal envoyé aux Français.

François Hollande a condamné mardi la défense de la colonisation par Jules Ferry , qualifiée de « faute morale et politique ».

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