mardi 6 novembre 2012

R.D.C. : Lettre Au Président Du Conseil De Sécurité

Source: Centre d’études stratégiques sur les pays des Grands-Lacs
02/11/2012

La révocation du siège Rwanda au Conseil de Sécurité
C’est avec beaucoup d’indignation et de profonde déception  que Nous, FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA, prenons la liberté de vous écrire ce jour afin que vous puissiez inscrire le sujet invoqué ci-haut à l’ordre du jour de la prochaine séance du Conseil de Sécurité à savoir la révocation du siège du Rwanda en tant que membre non-permanent au sein de votre noble institution dont la mission principale lui reconnu par la Charte est  le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Le Rwanda ne répond à aucun critère afin de pouvoir siéger ensemble avec vous parce que ce pays est en train de commettre des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocides comme l’attestent plusieurs rapports de vos experts ainsi que par d’autres organisations non-gouvernementales de défense des droits de l’homme.
En dépit de plusieurs protestations, vous aviez délibérément accepté sa candidature et de le faire élire par un vote que nous jugeons cynique car vous n’aviez pas tenu compte de plusieurs rapports de vos experts qui ont démontré avec force détail des agressions maintes fois répétées de ce pays contre la République Démocratique du Congo, agressions qui se sont traduites par 8.000.000 de morts d’innocentes victimes congolaises et enfants massacrés dans des conditions inhumaines ainsi que d’autres enterrées vivantes.
Vous n’allez pas nous dire que vous ignoriez ces faits. Mais, malgré cela, vous aviez accepté de siéger avec ce pays sanguinaire. Permettez-nous de vous dire que vous venez  de commettre une entorse grave en violant les prescrits de la charte et du règlement d’ordre intérieur de votre institution.
En effet, en acceptant le Rwanda, c’est comme si vous faites revenir l’Allemagne Nazie dans le concert des nations, en crachant sur la mémoire de 6.000.000 d’innocentes victimes juives, mortes dans des conditions atroces, dans des chambres à gaz, dans le froid, de la malnutrition et des maladies dues a des mauvais traitements leur infligés par les nazis.
En acceptant le Rwanda, vous êtes entrain de cautionner le génocide congolais, planifié par Bill Clinton et ses amis des multinationales qui sont entrain de spolier les richesses de notre pays, comme le fut jadis pour les juifs où l’on avait assisté à un génocide industriel, monstrueux, gigantesque, inoubliable.
Plusieurs millions d'Européens – Juifs ou non - furent assassinés dans les camps de concentration et d'extermination. Les chemins de fer européens, une administration publique, des hommes d'affaires, des industries chimiques, des entreprises de construction... furent réquisitionnés, se portèrent volontaires ou se montrèrent intéressés financièrement pour œuvrer au bon déroulement de cette épuration ethnique et politique.
Rappelez vous qu'à Nuremberg il était fait mention de : PLUS JAMAIS Ça !!! Y a-t-il une amnésie volontaire pour l'HOLOCAUSTE des congolais ? le monde entier est devenu aphone, car les « grands » de ce monde sont entrain de faire un travail ignoble par leur enrichissement illicite au dos des congolais, en se servant gratuitement de ses ressources et participant à l'extermination de ce peuple qui ne demande qu'à vivre ?
Aujourd'hui, nous FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA, savons où se trouvent les assassins, les voleurs, et bandits aux cols blancs qui ont planifié ces crimes qui relèvent de la barbarie, d'une société en perte de civilisation en pleine décadence.
Le peuple congolais vit actuellement le racisme, du fait de la cruauté des descendants du Ku Klux Klan, des négriers,  des esclavagistes du 15è, 16è, 17è, 18è, 19è siècle…Encore aujourd'hui, nous ne voyons aucune différence  si l’on enjuge les atrocités qu'ont subies les noirs d'Afrique déportés au nouveau monde par la férocité des conquistadors blancs…
Nous ne sommes pas dupes, et sommes conscientes de leur complexe de supériorité, de leur appétit frénétique de l'argent qui les poussent à massacrer, tuer, égorger, voler sans scrupule en RDC.
Les séquelles causées par une idéologie politique raciste comme le national-socialisme restent présentes dans la mémoire collective européenne et mondiale.
En acceptant le Rwanda, vous êtes en train de mettre en pratique les options nazies sur la supériorité des races et vous considérez que nous, bantous sommes inferieurs aux tutsis, qui ont eux, le droit de vie et de mort sur nous peuples bantous que vous considérez comme étant des sous-hommes.
Les gorilles des montagnes attirent  votre attention (car cette espèce est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO) et son extension est annoncée par la presse occidentale, qui ne fait aucun cas du génocide congolais.
Dans notre lettre adressée au Secrétaire Général, nous avions clarifié les choses pour ce qui concerne cette « guerre »  qui n’en est pas une, mais une ruée vers le coltan et d’autres matières stratégiques.
Laissez-nous vous donner quelques précisions sur les acteurs impliqués dans des massacres des populations.
Vous le savez aussi bien que nous que les armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi agressent continuellement notre pays et ce depuis 1996,  et qui sont devenues pour des« forces négatives » que nous, congolais jurons de combattre  dès qu’un gouvernement responsable sera établi en République Démocratique du Congo.
Vous le savez aussi bien que depuis l’invasion de notre pays par l’AFDL créée  officiellement à Kigali dans le but de chasser du pouvoir le Président Mobutu, les  troupes, l’armement et la logistique étaient fournis par le Rwanda, les militaires de l’APR, de l’Ouganda People’s Defence Force (UPDF) et des Forces armées burundaises (FAB) sont entrés en masse au Zaïre. Au cours de cette conquête fulgurante, les éléments de l’AFDL, de l’APR et des FAB ont attaqué et détruit tous les camps de réfugiés hutus rwandais et burundais installés dans les environs d’Uvira, de Bukavu et de Goma.
Vous savez mieux que nous que dans les années 90, Monsieur CLINTON Bill avait réservé une ligne budgétaire pour armer le Rwanda en vue de réduire la RDC à néant suite à une étude conjointe de la CIA et du Pentagone, intitulée : « No Paper Zaïre », a savoir la disparition du Zaïre sur la carte du monde et l’avènement d’un Etat faible qui fait allégeance au Rwanda : La République Démocratique du Congo.
Depuis l’assassinat de Laurent Désiré Kabila par des tueurs-tutsi rwandais avec la complicité de la MONUC, nous assistons à plusieurs mutations et métamorphoses  des organisations criminelles tutsi : Les créations du RCD/Goma en 1998, celle du CNDP en 2008 suivi de celle du M23 et aujourd’hui de l’ARC ne sont que des subterfuges de Kagamé pour tenter de cacher son jeu néfaste et criminel. Sur ce point-ci, nous tenons encore ici à clarifier les choses :
Les organisations criminelles tutsies telles que l’AFDL, le RCD/Goma, le CNDP, le M23 et aujourd’hui l’ARC ne sont pas des mouvements de rébellion, mais plutôt des bandes de mercenaires et criminels rwandais qui veulent se faire passer pour des Congolais et ne peuvent en aucun cas bénéficier du statut de prisonniers de guerre.
C’est pour cette raison que Kagamé; spécialiste dans l'histoire des conquêtes militaires apprises aux USA a fait transformer le nom du M23 en celui de ARC (Armée Révolutionnaire du Congo).
Cette nouvelle appellation, vous vous en doutez éveille  les curiosités de tous les bons sens au regard de la définition même de l'Armée. C’est encore lui qui avait versé 4 milliards de dollars aux multinationales afin de corrompre  les pays qui ont voté pour l’admission du Rwanda au Conseil de Sécurité.  Nous savons également et ce depuis longtemps que le parrain attitré de la guerre de l'Est n'est autre que l'ancien Président américain Bill Clinton.

Monsieur le Président du Conseil de Sécurité,
Nous, FEMMES CONGOLAISE  DE LA DIASPORA  à mettre en évidence un extrait de l’addendum au rapport intérimaire du Groupe d’Experts(1) sur la RDC (S/2012/348) concernant: Violations par le Gouvernement rwandais de l’embargo sur les armes et du régime de sanction, rapport qui établit formellement la culpabilité et la complicité du Rwanda dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide en République Démocratique du Congo.

“F. Officiels rwandais responsables pour le soutien au M23
“33. Durant toutes ses enquêtes, le Groupe a systématiquement recueilli des témoignages d‟anciens combattants du M23, de collaborateurs du M23, d‟anciens  officiers des FRD, des services de renseignement congolais, des commandants FARDC et des hommes politiques qui affirment l‟implication directe du  gouvernement rwandais à un haut niveau dans l‟appui au M23.
a) Le général Jacques Nziza, le secrétaire permanent du Ministre de la Défense, supervise l‟ensemble de l‟appui militaire, financier, et logistique ainsi que les activités de mobilisation en faveur du M23. Il a été récemment déployé à Ruhengeri et à Gisenyi pour coordonner l‟aide et le recrutement pour le M23. 
b) Le général James Kabarebe,  le Ministre de la défense rwandais, avec l‟aide de son secrétaire personnel le  Capitaine Célestin Senkoko, est également une figure centrale pour le recrutement et la mobilisation de soutien politique et militaire au M23. Kabarebe a souvent été en contact direct avec les membres du M23 sur le terrain pour coordonner les activités militaires.
_c) Le général Charles Kayonga, le chef d‟état-major des FRD gère l‟ensemble de l‟aide militaire au M23. Kayonga est régulièrement en communication avec Makenga et a supervisé the transfert des troupes et des armes de Makenga via le Rwanda.
d) Le soutien militaire sur le terrain a été acheminé par le général Emmanuel Ruvusha, le commandant de la division FRD basée à Gisenyi, ainsi que le général Alexi Kagamé, commandant de la division FRD basée à Ruhengeri. Tous deux facilitent le recrutement de civils et de soldats démobilisés pour le M23 et coordonnent les renforts FRD à  Runyoni avec les commandants du M23commandant de la division FRD basée à Ruhengeri. Tous deux facilitent le recrutement de civils et de soldats démobilisés pour le M23 et coordonnent les renforts FRD à  Runyoni avec les commandants du M23. 
e) Le colonel Jomba Gakumba,  un natif du Nord-Kivu, qui fut un instructeur FRD à l‟Académie Militaire rwandaise à Gako, a été redéployé à Ruhengeri depuis la création du M23, où il est chargé de commander les opérations militaires locales en soutien au M23.  
34. D‟anciens officiers RDF, des hommes politiques, des collaborateurs du M23 ont également informé le Groupe que Ntagandaet Makenga ont régulièrement traversé la frontière avec le
Rwanda pour participer à des réunions avec chacun des hauts officiers FRD mentionnés ci-dessus à Kinigi afin de coordonner les opérations et le ravitaillement. Deux nationaux rwandais du M23, qui se sont rendus depuis, ont assisté à de telles réunions entre Makenga et des hauts officiers FRD à Kinigi, à plusieurs reprises. Les mêmes sources ont aussi déclaré que l‟ancien président du CNDP, le général Laurent Nkunda, officiellement en résidence surveillée par le gouvernement rwandais depuis janvier 2009, vient souvent de Kigali pour participer à ces réunions.  
III. Soutien du Rwanda à des groupes armés et des mutineries liées au M23
35. En plus du soutien des FRD au M23, le Groupe a recueilli des preuves indiquant que les officiels rwandais ont apporté leur soutien à d‟autres groupes armés et à des mutineries, utilisant souvent Ntaganda et d‟autres anciens commandants du CNDP pour encourager de telles alliances.
 Agissant par l‟intermédiaire de ces groupes armés, les officiels rwandais sont arrivés à affaiblir les FDLR à travers une série d‟assassinats ciblés d‟officiers FDLR. Des officiers du M23 et des leaders de groupes armés ont reconnu que ces alliances ont pour objectif commun de déstabiliser le gouvernement central...”
____________________________________________________________
(1) l’addendum au rapport intérimaire du Groupe d’Experts sur la RDC (S/2012/348) concernant: Violations par le Gouvernement rwandais de l’embargo sur les armes et du régime de sanction

  
Monsieur le Président du Conseil de Sécurité,
 La présence du Rwanda à ce siège aura un impact négatif sur les populations congolaises victimes de la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo Le Rwanda sera maintenant en mesure de bloquer les sanctions impliquant les officiels rwandais et d’autres initiatives dans la recherche de la paix dans notre pays.
Nous pensons que ce sera une situation grave qui pourra avoir des conséquences négatives sur la population à l’Est de la RDC.  Le Rwanda n’est pas crédible pour occuper maintenant ce siège à cause des crimes qu’il a commis dans notre pays, et nous estimons que c’est un conflit d’intérêt d’avoir un pays à la table du conseil de sécurité qui a ouvertement violé l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies et qui est en train de soutenir une rébellion dans un pays voisin et qui est responsable des crimes de guerre dirigés par Bosco Ntaganda recherché par la CPI.
 Le Conseil de sécurité ayant la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité internationale, ses décisions, résolutions ou déclarations  sont en principe contraignantes et doivent recueillir au moins neuf voix sur 15, sans veto. Le Rwanda est un obstacle à la paix en République Démocratique du Congo.
 C’est pourquoi, NOUS FEMMES CONGOLAISE DE LA DISPORA, accusons  les gouvernements pays membres permanentsdu Conseil de sécurité tels que, les Etats Unis, la France et la Grande Bretagne de non assistance du Peuple Congolais en danger de mort permanent de la part du Rwanda et qui le laisse perpétrer le génocide du peuple congolais dont le tort est tout simplement d’être des noirs et d’être nés sur un pays riche que DIEU a juré à nos pères de nous le donner.
Nous accusons les pays membres de l’Union Européenne, dont le Prix Nobel de la paixleur avait été indument décerné,  du fait de leur complaisance  à l’égard du régime de Paul Kagamé dans ses actions criminelles en République Démocratique du Congo.
 Nous les accusons également  d’avoir imposé Joseph Kabila, un sujet tutsi-rwandais à la tête de la République Démocratique du Congo en 2006 avec l’aval  George Bush et de Jacques Chirac au moyen d'élections truquées et financées par l’Union Européenne (UE), que la condition exigée à Joseph Kabila pour rester au pouvoir était qu’il se taise sur les incursions rwandaises à l’Est de la RDC et sur les atrocités commises par les hommes de Kagamé.
Nous accusons les anciens dirigeants occidentaux de racistes pour avoir été au service des multinationales qui tuent et massacrent des populations a l’Est de la RDC  tels que  George H.W. Bush a servi comme un conseillé payé de Barrick Gold. Parmi les directeurs de Barrick Gold, se trouvent Brian Mulroney, ancien premier ministre du Canada; Edwards Neys, ancien ambassadeur américain au Canada et PDG de Burston-Marsteller, une compagnie de relations publiques; l’ancien sénateur américain Howard Baker; J. Trevor Eyton, un membre du Sénat Canadien; et Vernon Jordan, l’un des avocats de Bill Clinton.
Nous accusons Mr Bill Clinton et Kagamed’être les instigateurs du génocide congolais à la suite de l’assassinat et du crash de l’avion de l’ancien  Président rwandais Habyarimana, dont ils furent également les auteurs. 
Nous accusons ici formellement Tony Blair, le conseiller personnel de Kagamé, c’est lui qui l’encourage tous les jours de poursuivre des activités criminelles en RDC. C’est Tony Blair qui est le commissionnaire attitres de Kagamé dans les ventes des matières premières volées au Congo.
Nous accusons Nicolas  SARKOZY d’encourager le Rwanda et Paul Kagamé de continuer à piller les ressources minières de le la RDC et d’avoir exigé a ce que nous partagions nos richesses avec le Rwanda.
Nous accusons Louis Michel d’avoir truqué des élections en RDC pour lui imposer un sujet tutsi-rwandais afin de pérenniser l’occupation politico- militaire de la RDC. C’est lui qui est l’avocat des criminels rwandais dans toutes les instances internationales.
Nous ne sommes plus dupes car la majorité de l’opinion congolaise et internationale consciente du fait que la guerre au Congo est poussée par le désire d’extraire les matières premières, y compris le diamant, l’or, le colombium tantalite (coltan), le nobium, le cobalt, le cuivre, l’uranium et le pétrole.
Les multinationales occidentales procèdent à l’extraction sans précédente des minerais au Congo, et il est estimé que des tonnes et des tonnes de cobalt d’une valeur de $6 millions par jour rien que le cobalt sort du Congo par jour. Le cobalt est un élément contenant su superalliage, essentiellement nécessaire à l’industrie nucléaire, chimique, l’industrie d’aviation et de défense.
 Nous dénonçons Le Groupe Forrest a une longue histoire d’exploitation au Congo, plus que tous les autres. Ce groupe a acquis ses premières concessions minières au Congo avant la déclaration de l’indépendance du Congo des belges. Le Groupe Forrest qui comprend aussi le Groupe OM basé à Ohio, dispose de plusieurs concessions minières au Katanga. Le Chairman George Forrest, ancien PDG de la compagnie minière de l’Etat Congolais, la Gécamines, est propriétaire de New Lachaussse, une firme qui fabrique les armes.
Nous dénonçons  le groupe Adastra Mining, qui est l’un des partenaires miniers de Barrick Gold. Adastra Mining,  connue sous le nom d’American Mineral Fields (AMFI, AMX, elle a eu d’autres appellations),  basée à Hope, Arkansas, la ville natale de Bill Clinton. Adastra jouit des relations de proximité avec Lazare Kaplan International INC., la plus grande compagnie de courtage diamantifère aux États-Unis, et dont le président n’est autre que Maurice Tempelsman, qui a toujours été un conseiller des Affaires Africaines dans les administrations américaines successives. Il a aussi été le Consul Général Honoraire Américain pour la République Démocratique du Congo
Nous dénonçons les activités de plusieurs compagnies minières multinationales  qui n’ont jamais été, si pas rarement, mentionnées dans un rapport quelconque des organisations des droits de l’homme, entre autre Barrick Gold, qui opère dans la ville de Watsa, au nord-est de la ville de Bunia, localisées dans  des zones où opèrent des bandes armées et qui créent de l’insécurité dans cette partie de la Province Orientale. Ces mines étaient sous le contrôle intermittent des Forces de Défense du Peuple Ougandais (UPDF) pendant la guerre. La multinationale Barrick Gold est arrivé  dans la région sous bonne  escorte des troupes Rwandaises (Front Patriotic Rwandais, FPR) et Ougandaises (UPDF), pour exploiter et piller les mines d’or.
Nous dénonçons aussi les activités de Anglo-Ashanti appartenant a Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations Unies qui travaille en partenariat avec Anglo-American, une propriété de la famille Oppenheimer qui en son tour est en partenariat avec Barrick Gold, basée au Canada. L’Anglo-American PLC, basée à Londres détient 45% des actions dans DeBeers, qui contrôle le quasi-monopole. Il nous apparait aujourd’hui clair que cet homme est également comptable de crimes commis en RDC et que c’est lui, aux travers de la MONUC, qui avait mis en place des structures de pillages de nos matières premières qui sont négociées a Kigali, Entebbe, Kampala et Bujumbura.


Nous regrettons amèrement que les autres membres des Nations Unies se soient laissés manipuler par les mensonges de ce pays criminel et nous les prions de revenir sur leur vote car à l’allure où vont les choses, une grande majorité des Etats Membres ne font plus confiance aux Nations Unies et pensent sérieusement de mettre en place la construction d’une autre organisation plus crédible dont la base est l’Organisation des pays non-alignés.
Nous souhaiterions que notre pays en fasse partie des lors qu’il sera établi un gouvernement responsable en République.
Aux femmes et aux hommes politiquescongolais la Patrie est en danger, nous vous disons de prendre vos responsabilités, car notre pays est en voie d’être balkanisé.
Le député Jose Makila a pris son courage en main pour dénoncer la forfaiture du gouvernement mis en place par les multinationales et les grandes puissances occidentales, vous avez le devoir de réagir et de défendre l’intégrité de notre pays en résistant contre les voyous et les criminels tutsi-rwandais. Car on a installe peu a peu la politique de l’apartheid au Kongo.
Aux medias et aux organisations de défense des droits de l’homme, nous vous remercions par l’avance de diffuser de part le monde ces cris de détresse de Nous, FEMMES CONGOLAISE DE LA DIASPORA, mise a part DIEU qui est notre SEUL GARANT et AVOCAT nous vous saurions gré de bien vouloir être les défenseurs de notre noble cause.
Monsieur le Président du Conseil de Sécurité,
Avant de conclure notre lettre, nous tenions à vous rappeler que notre pays est victime des agressions venues spécialement du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi et que la Résolution 3314 de l’Assemblée générale de l’ONU.
En date du 14 décembre 1974, déclare officiellement qu’une guerre d’agression est un crime contre la paix internationale. Elle définit l’agression comme « l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État »,reprenant ainsi la formule du principe de l’interdiction de la force dans les relations internationales, tel qu’on le trouve codifié à l’article 2, paragraphe 4 , de la Charte de l’ONU: Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts et principes des Nations Unies ».
Compte tenu de ce qui précède, nous vous prions de bien vouloir transmettre des copies de cette lettre aux représentants de tous les membres de l’Organisation des Nations Unies afin qu’ils se rappellent des principes et des objectifs visés par les Etats Membres étaient de préserver les générations futures du fléau de la guerre. Nous ne pensons pas que le Rwanda souscrit aux dispositions de l’article Ier de la Charte du fait des crimes abominables qu’il commet tous les jours sur le territoire congolais.
Par conséquent, son admission au Conseil de Sécurité est une abomination eu égard à la morale politique qui sied aux nations modernes et nous ne comprenons pas pourquoi l’occident qui a fondé sa civilisation sur la distinction duBIEN et du MAL puisse à ce point se démarquer de ses propres valeurs et qu’il puisse ainsi faire l’apologie du mal en soutenant un pays comme le Rwanda.
DIEU SEUL nous rendra JUSTICE
                                                           Fait à Londres, le 24 Octobre 2012.

                                 Pour les FEMMES CONGOLAISES DE LA DISPORA,


                                                       Marie-Christine BALANGA



CENTRE  D’ETUDES  STRATEGIQUES  SUR  LES PAYS  DES GRANDS-LACS
         Contact: 1B Waterlow Road, London N19  5NJ  unioncongolaise@yahoo.fr 
                                                         

                                          
                                                         Transmis copie pour information aux:
-        Aux Gouvernements des pays membres Permanents  du Conseil de Sécurité
-        Au Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique
-        Au Gouvernement de la Fédération de Russie
-        Au Gouvernement de la République Populaire de Chine
-        Au Gouvernement de  Sa Gracieuse Majesté Britannique
-        Au Gouvernement de la République Française  (TOUS A NEW-YORK)
                                                  ----------------------------------------------------------
-        A Sa Sainteté le Pape BENOIT XVI
Au VATICAN
                                                   _____________________________________
-        Aux Chefs de Confessions Religieuse de Eglises Congo et du Monde entier
---------------------------------------------------------- A tous les Etats Membres des Nations Unies
                                                     (TOUS A NEW-YORK) 
                                        ----------------------------------------------------------
-        A tous les Etats Membres de l’Union Européenne (TOUS A BRUXELLES)
                                                   ----------------------------------------------------------
-        A Monsieur le Secrétaire General des Nations Unies (A NEW YORK)
-        A toutes les Sociétés Multinationales spoliant les richesses de la RDC
                                                 -----------------------------------------------------
-        Aux femmes et aux hommes politiques congolais
                                                  ------------------------------------------------------
-        Aux journalistes de la Presse internationales et nationales congolaise
                                                 _______________________________________
-        Aux Organisations Internationales et nationales  de défense des droits de l’homme
                                                ---------------------------------------------------------
Ref: FCDD/MCB-RM/002/1012                                                         
                                                                 A Monsieur le Président du Conseil de Sécurité
                                              des Nations-Unies
                                              760 United Nations Plazza
                                              Manhattan, NY 10017
                                                            USA           

mardi 2 octobre 2012

Ken Aicha Sy, celle qui veut révolutionner la culture au Sénégal



Ken Aicha Sy, est une jeune Dakaroise de 23 ans, assoiffée de changement. Blogueuse et militante culturelle, elle se bat pour faire de l'art un véritable facteur de développement au Sénégal. Rencontre à Dakar.

Ken Aicha Sy, dans les locaux de Wakh'Art © DR

l'auteur

Katia Touré.


Ken Aicha Sy chasse la culture à Dakar. Ou plutôt, elle traque, appareil photo et dictaphone en main, les artistes sénégalais de toutes les générations.

Ce jeudi après-midi, installée devant son ordinateur, dans un open space tapissé de graffs et de photographies, situé rue Jules Ferry, dans le centre-ville de la capitale sénégalaise, elle annonce d'emblée la couleur:

    «La culture sénégalaise ne se limite pas à la lutte et au m'balax.»

Et pour le prouver, cette Sénégalo-Française a lancé, en mars 2011, un blog intitulé Wakh'Art, (Parler d'art, en wolof).

Elle y retranscrit des échanges avec des artistes de tout bord, qui lui confient les contours de leur travail, leur parcours ou leur regard sur la société sénégalaise.

Des graffeurs au slameurs en passant par les rappeurs, comédiens, sculpteurs, danseurs, peintres ou stylistes, aucun n'échappe à cette grande métisse aux cheveux roux coupés court, aux formes généreuses et au visage rieur.

Fille de l'artiste-peintre sénégalais El Hadj Sy (El Sy) et de la journaliste française Anne Jeanbart, cette designer de profession est née et a grandi à Dakar. Après l'obtention d'un bac littéraire, elle s'envole pour la France.

    «J'avais juste envie d'aller voir ailleurs. Ma mère étant Française, la France m'a semblé une évidence», concède-t-elle.

A 17 ans, elle débarque à Paris et s'inscrit dans plusieurs facultés avant d'intégrer Lignes et Formations, une école spécialisée dans les métiers créatifs.

    «Cela n'a pas été facile de trouver des stages. Non seulement le milieu du design est très fermé, mais quand tu es noire, c'est encore une autre histoire. En France, je me suis sentie plus Sénégalaise que Française, se remémore-t-elle. En quatre ans, malgré mon dynamisme et ma bonne volonté, je n'y ai pas trouvé ma place. J'ai ressenti un profond malaise, un rejet racial.»

Elle décide alors de retourner à Dakar, où elle renoue avec son père, El Sy, co-fondateur du Village des Arts (atelier d'une cinquantaine d'artistes plasticiens, situé à proximité du stade Léopold Sédar Senghor).

    «En sillonnant le village des arts, j'ai eu un déclic. Ce haut-lieu de culture souffrait d'un manque d'exposition criant. La plupart des Sénégalais ne connaissent même pas cet endroit.»

 Ken Aicha Sy s'attache alors à mettre en valeur les artistes locaux, qui, selon elle, sont les acteurs essentiels du développement de son pays. Une entreprise qu'elle considère comme une démarche citoyenne et qui passe, dans un premier temps, par le blogging et les réseaux sociaux.
Et puis naquit la Wakh'Art Family

Le rappeur Didier Awady, les groupes Daara J Family ou Takeïfa, le guitariste Saintrick, l'artiste plasticienne Anta Germaine Gaye, le musicien et cinéaste Alibeta, le sculpteur Ousmane Sow, le photographe Mata N'Dour, le peintre Soly Cissé, ou encore la styliste Maguette Gueye —tous ont eu droit à un tête-à-tête avec Ken Aicha Sy.

Sans compter les acteurs de la nouvelle scène culturelle sénégalaise encore inconnus et les artistes de passage dans le pays, «histoire d'ouvrir une fenêtre sur l'extérieur».

Ainsi, le peintre et sculpteur Daniel Buren, s'est également prêté au jeu de l'interview intimiste à la sauce Wakh'Art. Au fil de ces rencontres, Ken Aicha Sy s'est émue d'un foisonnement culturel sénégalais dont les jeunes n'ont pas conscience.

    «Toute cette culture questionne pourtant la société dans laquelle nous vivons.»

  Le blog totalise 84.000 vues depuis sa création soit 500 à 3.000 vues par jour, indique-t-elle.

Un brin branchée, cette dénicheuse de talents habite le quartier de Gueule Tapée (l'un des 19 arrondissements de Dakar), dans un appartement qu'elle surnomme «la boîte à idées».

Ce lieu trahit son goût pour le design. Des pneus, chaînes, pots de peintures, morceaux de bois et autres objets de récupération customisés font office de décoration et les murs, tagués à l'envi, se déclinent comme un patchwork admirablement désordonné.

    «Beaucoup de projets autour de Wakh'Art sont nés ici. J'y ai organisé des concerts et des expositions. C'est un peu comme la Factory d'Andy Warhol, un lieu de passage pour les artistes.»

La plupart de ces artistes font désormais partie de ce qu'elle appelle la Wakh'Art Family. A l'instar de Minuss, un slameur de 26 ans.

    «Ken Aicha est active dans tous les domaines. Grâce à elle j'ai pu étendre un peu plus mon réseau, indique-t-il. Elle a relevé le défi de faire vivre l'art sénégalais de façon citoyenne. C'est d'autant plus admirable que, outre le rappeur Didier Awadi et le chanteur Youssou N'dour, peu de Sénégalais réussissent dans la création d'entreprises culturelles au Sénégal.»

Une «entreprise culturelle», c'est bien ce qu'est en train de devenir Wakh'Art. Armée d'un caractère bien trempé et d'un solide carnet d'adresses, Ken Aisha Sy a lancé les Wakh'Art Invite, début 2012.

    «Il fallait sortir de la sphère Internet, car tout le monde n'a pas accès à un ordinateur aujourd'hui. Ces événements permettent aux artistes interviewés de montrer leur travail via des expos ou des concerts», explique-t-elle.

Pour légitimer ce concept, le blog s'est mué en une association qui réunit aujourd'hui une équipe dont Ken Aicha Sy est le moteur.

L'association noue des partenariats avec des bars ou centres culturels dakarois où des artistes se produisent en touchant un cachet allant de 10.000 à 15.000 francs CFA (entre 15 et 23 euros environ).

    «C'est un défraiement, car les artistes ne sont pas rémunérés à proprement parler. Il s'agit de leur permettre de promouvoir leur art tout en prouvant aux Sénégalais qu'être artiste est un métier à part entière. C'est une autre étape dans le travail de relais que nous réalisons», précise Ken Aicha Sy.

«Je vis et je mange culture»

    «Outre la musique, les jeunes ne croient pas en la culture. En s'adressant à eux et en permettant aux artistes d'émerger, Ken Aicha a voulu combler un manque. C'est une fille très exigeante, qui sait où elle va et ce qu'elle veut», déclare Milo, vice-président de l'association, styliste et créateur de mode.

Ken Aicha Sy vient d'ailleurs d'ajouter une nouvelle corde à son arc pour atteindre son but: la création du label Wakh'Art Music (WAM) avec le rappeur et chanteur Moulaye, un ami dont elle est aussi la manageuse.

Premier fait d'arme de Wakh'Art Music: «La gifle», un EP de sept titres réunissant plusieurs artistes, produit en collaboration avec le label français Rise & Shine.

    «Nous avons inscrit le nom de Whak'art à la BSDA (Bureau Sénégalais des Droits d'Auteurs) mais je sais que si quelqu’un de mal intentionné veut nous reprendre l’idée, juridiquement, nous ne sommes pas protégés», souligne la jeune femme.

Son farouche engagement et sa témérité laissent pantois. Elle fait partie de ces jeunes descendus en masse dans les rues de Dakar le 23 juin 2011, pour protester contre le projet de réforme constitutionnelle de l'ex-gouvernement sénégalais.

    «Cette date et la période de tensions qui a suivi a inspiré de nombreux artistes plasticiens. Il y a aussi eu une exposition réunissant les clichés de près de 300 photographes en avril dernier», note-t-elle.

Et que dire de son ambition? Elle conjugue à la fois les rôles de blogueuse, de présidente d'association, de manageuse et de directrice artistique.

    «Je vis et je mange culture. C'est la voie que j'ai choisie.»

  Elle prône la mise en place d'un tourisme culturel dans le pays et dénonce un manque de pédagogie autour de l'art contemporain dans les écoles.

    «Il y a beaucoup d'institutions privées certes, mais peu de structures gouvernementales. Notre nouveau Ministre de la Culture, j'ai nommé Youssou N'dour, est un artiste. On s'attendait à un grand bouleversement culturel, mais nous ne voyons rien arriver», assène la militante, qui refuse pourtant l’étiquette de porte-voix de la culture sénégalaise.

Et demain, la création d'un musée d'art contemporain?

    «Beaucoup de jeunes aujourd'hui voient leur avenir en France ou aux Etats-Unis. Les médias projettent l'idéal d'un système occidental qui n'est pas adapté pour le Sénégal. Nous n'avons ni la même culture ni la même éducation», déplore-t-elle.

 Son propos s'adresse autant à la jeunesse sénégalaise qu'africaine et elle aimerait que son initiative fasse des émules dans toute l'Afrique.

    «Le jour où j'ai reçu le mail d'une Nigériane qui me demandait comment créer un Wakh'Art Nigeria, j'ai su que mon travail servait à quelque chose.»

Elle admet sans ciller que sa mère est son premier mécène.

    «Ma mère est mon modèle. C'est une femme indépendante au fort caractère. Elle me donne un coup de main pour la structure. Et cela me permet de produire de petites choses, afin d'assurer notre fonds de roulement.»

Mais les projets de Ken Aicha Sy semblent aller bien au-delà de «petites choses». Raison pour laquelle elle s'attelle ardemment à la recherche de fonds auprès de la mairie de Dakar ou auprès de grandes entreprises.

Face à sa détermination, Papa Salif Ba, directeur de l'entreprise Colorprint, n'a pas hésité à lui prêter une partie de ses locaux, rue Jules Ferry.

    «Elle a l'ambition d'aider ces jeunes artistes qui plongent dans un grand vide dès lors qu'ils décident de sortir de l'ombre. J'ai été ravi qu'elle fasse appel à moi», déclare le jeune homme d'une trentaine d'années.

«Je veux faire de cet espace un pôle culturel, j’entends par là un espace où les gens vont pouvoir sortir du brouhaha dakarois. J’aimerais y voir des bornes musicales, une bibliothèque, des télévisions qui diffuseraient des clips d’artistes sénégalais et africains», énumère Ken Aisha Sy.

    «Nous allons prochainement lancer Loubess (Quoi de neuf?, en wolof), un magazine dont je serai la rédactrice en chef. Des artistes et des journalistes locaux sont déjà attachés au projet. Autrement dit, Wakh'Art n'a pas fini de tisser sa toile. De plus en plus de personnes nous rejoignent sur la base du volontariat. Je vais même bientôt devoir faire appel à des stagiaires.»

Le rêve ultime de Ken Aicha Sy? L'éclosion d'un musée d'art contemporain à Dakar, dont elle se verrait bien à la tête.

    «Quand je suis revenue au Sénégal, des amis m'ont demandé pourquoi j'avais quitté la France, ils m'ont dit qu'il n'y avait rien à faire ici», se souvient-elle. Tous les jours, je leur prouve le contraire. Nous sommes peut-être n'dol (pauvres, en wolof) mais, culturellement, nous sommes plus que riches.»

Katia Touré

Lu sur Slate Afrique

vendredi 28 septembre 2012

L'Amérique meurtrie de Toni Morrison




28/09/2012 à 11h:39 Par Nicolas Michel      

Dans son dernier roman, la Prix Nobel de littérature nous entraîne dans un voyage à travers la ségrégation et le racisme des années 1950. Un texte court et puissant servi par une prose poétique ramassée.
Noir, blanc. Comme une phrase jetée à la va-vite sur une feuille blanche. Comme un homme s'enfuyant dans la neige pour échapper à ses démons. Ainsi commence le nouveau - et superbe - roman de l'Africaine-Américaine Toni Morrison, Home. « Un clair de lune dément, assorti à sa frénésie désespérée, faisait le travail d'étoiles absentes en éclairant ses épaules voûtées et les empreintes de ses pas dans la neige », écrit-elle. Le personnage qui s'enfuit d'un hôpital psychiatrique s'appelle Frank Money. C'est un vétéran de la guerre de Corée, tout à fait conscient de l'ironie qu'il y a à s'appeler Money quand on n'a pas un dollar en poche. Sa course éperdue obéit à une injonction qui ne lui laisse aucune échappatoire : « La visualisation d'une feuille de papier vierge orienta son esprit vers la lettre qu'il avait reçue - celle qui lui avait serré la gorge : "Venez vite. Elle mourra si vous tardez." » La femme dont il s'agit, c'est sa soeur Ycidra, la petite et fragile « Cee » qu'il a toujours protégée, aujourd'hui employée par un étrange docteur, en Géorgie...

Parabole
Poussé par l'amour puissant et pur qu'il voue à sa soeur, Frank Money se lance à corps perdu dans un voyage à travers une Amérique de la ségrégation où le Blanc et le Noir ne partagent jamais le même banc... Maître de la suggestion, ennemie déclarée des affirmations manichéennes, la Prix Nobel de littérature (1993) décrit le racisme ordinaire de l'intérieur. Mieux : elle le donne à sentir jusqu'au frisson d'horreur. Elle qui est née en 1931 s'est beaucoup documentée sur la période qu'elle décrit, les années 1950, mais elle l'a aussi vécue. Elle se souvient avec acuité du visage grimaçant qu'arboraient les États-Unis de l'époque. Âgée de 17 ans, étudiante, elle garde en mémoire le souvenir d'une tournée avec sa troupe de théâtre dans le Sud... et des difficultés qu'il y avait pour trouver un simple logement. Comme son personnage, elle pouvait alors compter sur l'aide et la générosité des paroissiens des églises noires. Frank, lui, reçoit le soutien d'un révérend : « Il recopia dans le guide de Green des adresses et des noms d'immeubles avec chambres à louer où on ne le refoulerait pas. » Toni Morrison rappelle au passage l'existence de ce « guide du routard » conçu spécifiquement pour les Noirs (The Negro Motorist Green Book, devenu plus tard The Negro Travelers' Green Book), édité de 1936 à 1964 par un employé de poste de Harlem joliment nommé Victor Hugo Green.
Dans l'imaginaire américain, les années 1950 représentent une période de prospérité que l'on évoque avec nostalgie. Argent et films à l'eau de rose. Symbole de cette insouciance, l'actrice et chanteuse à la chevelure d'or Doris Day - 88 ans aujourd'hui. Convaincue que la réalité était bien plus sombre, Toni Morrison est allée creuser des plaies douloureuses : la ségrégation, le racisme, le maccarthysme ou bien encore cette guerre de Corée toujours considérée de nos jours comme une « opération de police ». Frank Money, d'une certaine manière, incarne les maux et les blessures de cette période. Sa famille a souffert des expropriations forcées, il a vu mourir ses amis dans un conflit dont il est revenu quasi fou, et, si l'armée a bien voulu de lui, le pays pour lequel il s'est battu n'entend pas le payer de retour. Cette violence à la fois raciale, sociale et morale a un effet physique sur sa santé : par moments, la réalité se vide de ses couleurs pour n'être plus qu'un film en noir et blanc (voir extrait en encadré). Tendue, poétique, la prose même de Toni Morrison s'est vidée de tous ses adjectifs de couleur pour rendre cette impression terrible...
Au fond, il n'y a plus ni Blanc ni Noir, seul reste le gris sale de l'humaine condition.
Hanté par la violence de la guerre, par ses échecs et sa culpabilité, Frank Money n'est pas seulement victime. Il est également bourreau, et son long périple représente aussi un voyage sur le chemin de la rédemption. Toni Morrison, elle, se garde bien de juger son personnage en abusant de ses droits de narrateur tout-puissant. Elle se permet même le luxe de lui donner la parole, de le laisser se raconter : « Il faut que je vous dise quelque chose tout de suite. Il faut que je vous dise toute la vérité. Je vous ai menti et je me suis menti. Je vous l'ai caché parce que je me le suis caché », déclare Frank Money directement à sa créatrice, Toni Morrison. Au fond, il n'y a plus ni Blanc ni Noir, seul reste le gris sale de l'humaine condition. Et c'est là que la parabole de Home prend tout son sens : l'auteur de Beloved et de Jazz n'écrit pas sur le racisme ou la condition noire, elle se demande à chaque ligne : « Qu'est-ce qu'être un homme ? » Ainsi, à un enfant de 8 ans ayant perdu un bras à cause d'un « péquenaud mal dégrossi [qui] trouvait que les autres flics sous-estimaient sa bite », Frank demande : « Quel métier tu veux faire quand tu seras grand ? » Le gosse répond tout simplement : « Homme. » Le plus dur des métiers, certainement.
Caméléon
Texte court et puissant servi par une écriture plus ramassée qu'à l'accoutumée, Home est un pur concentré des thèmes qui traversent toute l'oeuvre - une dizaine de romans - de celle qui s'appelait Chloe Wofford quand elle naquit, en 1931, à Lorain, dans l'Ohio. Venue au roman sur le tard - elle a publié son premier roman, L'OEil le plus bleu, en 1970 -, Toni Morrison a étudié dans les universités de Howard et de Cornell, rédigé une thèse sur le suicide dans l'oeuvre de Virginia Woolf et de William Faulkner, enseigné l'anglais avant de devenir éditrice chez Random House. Une maison au sein de laquelle elle a publié des auteurs africains-américains comme Toni Cade Bambara, Gayl Jones et même Angela Davis. En 1988, Beloved, sanctionné par le prix Pulitzer et l'American Book Award, lui a apporté une reconnaissance internationale et, jusqu'en 2006, elle a enseigné à Princeton. Ses textes, exigeants, doivent bien sûr leur succès à leur qualité littéraire, mais aussi à l'influence d'une fan de la première heure, une certaine Oprah Winfrey...
Aujourd'hui, c'est un autre fan qui mérite l'attention, à la veille de l'élection présidentielle américaine. Prix Nobel lui aussi (mais dans une autre catégorie), Barack Obama l'a confié plusieurs fois : Le Chant de Salomon est l'un de ses livres de chevet. En mai dernier, il remettait d'ailleurs à la grande dame des lettres américaines la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile américaine. Bien loin des subtilités de la littérature, Toni Morrison le lui rend bien : engagée en sa faveur, elle ne tarit pas d'éloges à son sujet et attaque Mitt Romney comme une harpie, le qualifiant de « prédateur », le comparant au « Ken de Barbie » et ne lui accordant pas « l'intelligence d'un caméléon » (Le Nouvel Observateur du 22 août 2012). Vindicative ? Sans doute. Mais la haine et le racisme qui se déchaînent contre le premier président africain-américain peuvent à juste titre effrayer. Récemment, le poster Hope de Shepard Fairey a été détourné en Rope (« Pendez-le »), présentant Barack Obama la corde au cou... Funestes résidus de l'idéologie du KKK... Toni Morrison l'a bien senti : si l'Amérique d'Obama n'a plus grand-chose de commun avec celle des années 1950, certains maux continuent de la gangrener.

Extrait
« CELA S'ETAIT PRODUIT pour la première fois quand il était monté à bord d'un car près de Fort Lawton - le certificat de démobilisation intact. Il était tout bonnement assis, sans rien dire, à côté d'une femme vêtue d'habits éclatants. Sa jupe à fleurs valait un univers de couleurs ; son corsage était d'un rouge criard. Frank regarda les fleurs noircir sur l'ourlet de sa jupe et la couleur s'évanouir sur son corsage rouge, jusqu'à ce qu'il devienne blanc comme lait. Puis, tout ; tout le monde. À la fenêtre - les arbres, le ciel, un garçon en scooter, l'herbe, les haies. Toute la couleur disparut et le monde devint un écran de cinéma en noir et blanc. Il ne hurla pas à ce moment-là, car il croyait qu'il lui arrivait aux yeux quelque chose de grave. De grave, mais non d'incurable. Il se demanda si c'était ainsi que les chiens, les chats ou les loups percevaient le monde. »

Home, de Toni Morrison, Chrisitan Bourgois, 156 pages, 17 euros


Lu sur Jeuneafrique.com

mercredi 26 septembre 2012

Dépigmentation: Une contre-campagne est lancée





L'Auteur

Ndeye Khady Lo




La campagne Khess Petch (Très claire), vantant les mérites d’un produit dépigmentant,  suscite l’indignation au Sénégal. Au point qu’une contre campagne valorisant la femme noire a été lancée. Dans les rues de Dakar, les deux affiches se côtoient et sur les réseaux sociaux le débat fait rage.







Black is so beautiful! Niul Cuuc (Très Noire en Wolof), la contre campagne n’a pas attendu pour réagir à la campagne publicitaire qui n’arrête pas de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Après la pétition envoyée au ministère de la Santé pour le retrait de ses affiches, une page facebook a été créé le 20 septembre et compte déjà plus d’un milliers de membres. Ses sympathisants ont tous mis en cover l’affiche de la campagne Niul Cuuc pour valoriser la noirceur et le teint naturel des africaines. Ils sont également invités à poster des photos de femmes noires. Un site internet valorisant la beauté noire a été créé. Il a mis en ligne un diaporama présentant des stars adulées pour leur noirceur.










Sur leur page Facebook , les initiateurs de la campagne remercient les agences de publicité qui les ont aidé mais invite les adhérents à multiplier les initiatives pour gagner ce qui ressemble à une guerre entre deux conceptions des canons de beauté.

« On a réussi à se faire offrir quelques affiches (Merci Optima, Numérika et CIDOP). C’est pas beaucoup, c’est loin d’égaler Khess Petch en terme de couverture mais c’est symbolique… Avec les moyens du bord… Si vous passez à coté d’une affiche, prenez une photo, envoyez là nous (ici ou sur contact@nuulkukk.com) et dites nous où vous l’avez vu », indiquent-ils.

« Ñuul » représente la couleur « Noire ». « Kuuk » est un qualificatif exclusivement associé à « Ñuul » pour accentuer la noirceur. En quelque sorte, l’expression « Ñuul Kuuk » fait ainsi référence au degré maximal que peut atteindre la couleur noire.






Selon eux, la campagne ne se limite pas aux affiches et aux réseaux sociaux, c’est aussi un site webhttp://www.nuulkukk.com/ qui cherche à magnifier la beauté noire à travers sa mise en valeur. « e site est en construction et va s’étoffer pour centraliser une base de connaissance importante contre le Khessal »

ÑuulKukk est un mouvement qui souhaite fédérer toutes les énergies mobilisables pour combattre la pratique de la dépigmentation. ÑuulKukk invite donc tout individu, toute entité, toute organisation désireuse de participer à cette initiative à rejoindre le mouvement.

dimanche 23 septembre 2012

Togo : sexus boycottus



21/09/2012 à 12h:13
hitenge Lubabu M.K.
Plusieurs milliers de femmes de l'opposition ont défilé dans les rues de Lomé, le 20 septembre.Plusieurs milliers de femmes de l'opposition ont défilé dans les rues de Lomé, le 20 septembre. © AFP
Vous le savez déjà : vers la fin du mois d'août, les nanas togolaises de l'Alliance nationale pour le changement (ANC), membre du Collectif sauvons le Togo (CST), ont lancé une campagne de sept jours sans rapports sexuels avec leurs maris ou amants. Folles, ces Togolaises ? A priori non.
Elles ont pensé que des hommes ainsi sevrés n'hésiteraient pas à descendre massivement dans les rues pour manifester contre le régime de Faure Gnassingbé. C'est du moins le calcul d'Isabelle Améganvi, avocate et présidente de l'ANC, qui a affirmé que la grève du coït est « une arme redoutable ». On peut en déduire que la libido des mâles togolais est tellement débridée qu'une semaine sans câlins est synonyme d'atroces souffrances. Mais, aux dernières nouvelles, l'opération n'a pas récolté le succès escompté. La preuve : Faure Gnassingbé est toujours confortablement assis dans son fauteuil.
À mon humble avis, la campagne aurait pu réussir si certains préalables avaient été remplis. D'abord, concilier les intérêts de la « mère supérieure » (l'épouse légitime en argot kinois) avec ceux du premier, deuxième, troisième... je ne sais plus combientième « bureau » (la maîtresse). Imaginez-vous un seul instant un bureau éconduisant son amant au moment où il est au régime sec ? N'est-ce pas pour elle l'occasion de prendre de l'avance sur sa rivale ? Ensuite, il fallait convaincre les péripatéticiennes de bien se tenir et les dédommager, au préalable, pour l'énorme manque à gagner. Enfin, persuader toutes les midinettes en chaleur, toutes les élèves et étudiantes en quête de points, toutes les demandeuses d'emploi, toutes les secrétaires en mal de promotion et d'augmentation de ne pas se laisser enivrer par les phéromones. Il aurait fallu, je pense, un travail de longue haleine pour ce combat politique où les préoccupations des unes ne sont pas nécessairement celles des autres.
J'entends dire qu'une campagne de ce type avait marché au Liberia, en 2002, lorsque Leymah Gbowee, colauréate du prix Nobel de la paix l'année dernière, avait poussé Charles Taylor à associer les femmes aux pourparlers de paix. Qu'en 2008 une coalition d'ONG féminines kényanes avait réussi à contraindre le président Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga, qui s'évitaient comme la peste, à se rencontrer et à dialoguer. Qu'en 2011, en Colombie, une grève du sexe longue de trois mois avait fini par pousser le gouvernement à accepter la construction d'une route destinée à désenclaver un petit village dénommé Santa María del Puerto de Toledo de las Barbacoas (!). Manifestement, ces dames s'étaient mieux organisées que leurs camarades togolaises. Elles étaient plus déterminées. Ce que femme veut, homme doit.
Dans la culture bantoue, le postérieur dénudé d'une femme montré en public porte malheur.
Les Togolaises ont réussi, malgré tout, un exploit : maudire les hommes comme le font les Bantoues. Pendant les manifestations, elles ont baissé leurs pantalons ou retroussé leurs pagnes, incliné le buste tout en tournant le dos aux hommes, avant de montrer leur postérieur. Dans la culture bantoue, le postérieur dénudé d'une femme montré en public porte malheur. Pour les cartésiens, c'est-à-dire ceux qu'on considère comme des disciples de Descartes alors qu'ils ne l'ont jamais lu, il n'est pas possible de croire à de telles inepties. Inepties ou pas, pareil geste n'est pas banal : c'est une arme redoutable pour ceux qui y croient.

Jeuneafrique.com

jeudi 2 août 2012

Nigeria : Patience Jonathan... une première dame qui le vaut bien ?


01/08/2012 à 17h:57 Par Clarisse Juompan-Yakam















La nouvelle secrétaire permanente de l'administration de l'État de Bayelsa.© AFP
La nomination de la première dame du Nigeria, Patience Jonathan, à un poste de haut fonctionnaire suscite le débat.
Rien n'est trop beau pour Patience Jonathan. La première dame du Nigeria est, depuis le 12 juillet, secrétaire permanente de l'administration de l'État de Bayelsa, à quelque 700 km d'Abuja. Ce poste équivaut à celui de secrétaire général au niveau fédéral. Promotion méritée ou cadeau d'anniversaire à cette mère de deux enfants qui fêtait en juillet ses 55 ans ? La nomination fait débat. Responsable d'une coalition de partis d'opposition, Sunday Frank-Oputu crie au népotisme et au favoritisme, pointant un renvoi d'ascenseur. En effet, Patience a été nommée par le gouverneur, Seriake Dickson, qui avait été fermement soutenu par le président Goodluck Jonathan lors des dernières élections. L'opinion publique, elle, doute de sa capacité à exercer cette fonction et à la concilier avec ses obligations de première dame.
À ces critiques, Dickson oppose un implacable « parce qu'elle le vaut bien » et jure ne rien faire d'illégal. Le parcours de sa collaboratrice plaide en sa faveur, dit-il, puisque cette ancienne enseignante, qui a aussi travaillé dans le secteur bancaire, a été pendant plusieurs années fonctionnaire dans l'État de Bayelsa. Nommée pour ses mérites ? Les Nigérians en doutent. Oratrice enthousiaste mais bien piètre, Patience Jonathan multiplie les fautes de grammaire qui font les délices des humoristes.
Scandales financiers
Plus grave, son nom a été associé à des scandales financiers. En août 2006, la Commission de lutte contre les crimes économiques et financiers avait ainsi obtenu du tribunal le gel de 104 millions de nairas (614 000 euros) des comptes d'une femme d'affaires proche de Patience Jonathan, suspectant un blanchiment de deniers publics détournés. Lors de sa prestation de serment, Patience Jonathan a réaffirmé qu'elle prenait ses nouvelles fonctions très au sérieux et leur consacrerait tout le temps nécessaire. D'aucuns la croient : le poste pourrait être pour cette femme indépendante le moyen d'assurer ses arrières. Un tremplin pour entrer en politique lorsqu'elle aura quitté les ors du palais présidentiel.


Lu sur Jeuneafrique.com

Union africaine UA - CPI : Dlamini-Zuma estime qu'il serait "néfaste d'arrêter Omar el-Béchir"


02/08/2012 à 09h:05 Par Jeune Afrique

La nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, estime que la paix au Darfour est plus importante que la justice internationale. Selon elle, le président soudanais Omar el-Béchir fait partie intégrante d’une solution de paix dans son pays et ne doit pas être remis à la CPI.
À peine installée, premier coup d’éclat. La nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, s’est publiquement exprimée mercredi 1er août pour remettre en cause l’application du mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir.

Bien qu’elle suive en cela la position officielle de l'organisation panafricaine qui avait indiqué en 2009 qu'elle ne respecterait pas le mandat d'arrêt de la CPI et avait demandé sa suspension aux Nations unies, la Sud-Africaine s’illustre par un franc parler qui tranche - c’est le moins qu’on puisse dire - avec celui de son prédécesseur, le Gabonais Jean Ping.

« Il est important de faire la paix au Soudan, surtout au Darfour. Le président el-Béchir doit participer à ça. (…) C'est plus important de faire la paix au Soudan que de se précipiter pour l'arrêter », a-t-elle déclaré mercredi 1er août devant un aréopage d'anciens chefs d'État africains. Et d’être encore plus précise.
Génocide, crimes de guerre et contre l’humanité

« Il serait néfaste d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide, car il doit être associé au processus de paix dans son pays », a-t-elle estimé. De fait, le président soudanais est accusé de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis à l'encontre des habitants du Darfour et sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2009.

Un mandat d'arrêt diversement interprété par des pays africains pour la plupart signataires du traité de Rome. Le Malawi a ainsi renoncé en juin à accueillir un sommet de l'UA car il ne voulait pas recevoir El-Béchir sur son sol. « Ça n'est peut-être pas facile, mais nous devons (...) toujours trouver des solutions à nos conflits, a plaidé Nkosazana Dlamini-Zuma. Si nous n'en trouvons pas, qui le fera ? »

(Avec AFP)