
Un autre regard de la femme noir dans tous les aspects de la vie à travers les livres , les articles, les interview et les documentaires."La femme africaine n'est ni un reflet de l'homme ni une esclave. Elle n'éprouve aucun besoin d'imiter l'homme pour exprimer sa personnalité. C'est une civilisation originale qu'elle secrète par son travail. son génie propre, ses préoccupations, son langage et ses mœurs" Albertine Tshibilondi Ngoyi
lundi 4 juin 2012
Maroc : encore 30000 « petites bonnes »

vendredi 18 mai 2012
Christiane Taubira devient garde des sceaux et numéro 3 de l'équipe Ayrault
Christiane Taubira: des tresses au gouvernement français!
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La reine du disco, Donna Summer, est morte à l'âge de 63 ans
La chanteuse Donna Summer a tiré sa révérence. Celle qui a fait danser plusieurs générations sous les boules à facettes du monde entier est morte le jeudi 17 mai, des suites d'un cancer. Elle avait 63 ans.
Surnommée à juste titre « la reine du disco » depuis les années 1970, la chanteuse américaine Donna Summer est décédée le jeudi 17 mai, en Floride, des suites d’un cancer. Elle a marqué à jamais l’histoire de la musique populaire par l’immensité de son talent.
Ses admirateurs se souviennent de sa voix puissante et langoureuse. De son corps qui semblait sculpté pour la danse et dont se dégageait un érotisme envoûtant. Ses gestes étaient suggestifs, comme l’étaient ses chansons, qui sont devenus des tubes universels. Elle était, en fin de compte, l’incarnation du disco et personne, à part peut-être The Bee Gees, n’a atteint son niveau de popularité et de célébrité.
LaDonna Andre Gaines, de son vrai nom, est née à Boston le 31 décembre 1948. Dans sa famille, la religion est une valeur sacrée. Et c’est tout naturellement que la petite fille chante le gospel à l’église. Encore adolescente, la musique l’attire et elle se retrouve dans un groupe de rock dénommé Crow. Et puis, c’est le départ pour New York, d’abord, et pour l’Allemagne, ensuite, où elle est engagée dans la comédie musicale Hair, version allemande. Elle se retrouve ensuite en Autriche, avant de regagner l’Allemagne où elle se marie avec Helmut Sommer, dont le nom, anglicisé, sera son nom de scène.
Le succès au milieu des années 1970
Donna Summer enregistre son premier disque en 1971. Mais le succès n’est pas encore au rendez-vous. Trois ans plus tard, la rencontre avec un duo de producteurs et d’auteurs, Giorgio Moroder et Pete Bellotte, lui ouvre de nouvelles perspectives. Le travail du trio est récompensé par le succès que récolte en Europe le single The Hostage. En 1975, son premier grand tube, Love to Love You Baby, adapté de Je t’aime…moi non plus de Serge Gainsbourg, la propulse au premier plan. Pendant des années, elle occupe le sommet des hit-parades à travers le monde. Partout, les pistes de danse sont envahies dès qu’on joue I Feel Love, Last Dance, Hot Stuff ou No More Tears (Enough Is Enough). Le succès est immense.
Dans les années 1980, alors que le disco entame sa descente, Donna Summer donne un nouveau coup de jeune à sa musique en y incluant une dose de rhythm and blues, de pop et de rock. Elle travaille avec Quincy Jones. Sans cesse, elle renouvelle son art en l’adaptant aux circonstances, aux situations, toujours avec un égal bonheur. Le temps passant, la chanteuse s’ « assagit ». La sensualité qui la caractérisait cède la place à une chorégraphie plus soft. Mais jusqu’au bout, elle aura été une chanteuse exceptionnelle.
Lu sur Jeuneafrique.com
mercredi 16 mai 2012
Algérie: presque un tiers de femmes dans la nouvelle Assemblée nationale
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Les femmes ont remporté presque le tiers des sièges de députés aux élections législatives du 10 mai en Algérie, mais les militantes féministes ne baissent pas la garde pour autant.
Selon un décompte encore provisoire, au moins 145 des 462 sièges de la nouvelle assemblée seront occupés par des femmes, soit un bond de 115 sièges comparé à la précédente assemblée, il est vrai moins nombreuse, à 389 sièges.
Cette avancée a suscité l'enthousiasme de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a applaudi le "nombre élevé de femmes élues". Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon s'est aussi félicité de "l'augmentation de la représentation des femmes dans la nouveau parlement" en Algérie.
Le scrutin législatif a permis au parti présidentiel Front de Libération nationale (FLN) de retrouver un peu de son hégémonie passée avec 221 sièges, tandis que les formations islamistes ont reculé, à contre-sens de la vague religieuse qui a envahi les parlements régionaux touchés par le Printemps arabe.
"Le Printemps arabe est reporté pour les islamistes mais ses fleurs se sont épanouies pour les femmes qui amèneront de la couleur à l'Assemblée nationale et et hausseront la voix dans une hémicycle dominée par les hommes depuis 50 ans", estime Samia, une employée d'une cinquantaine d'années, à Alger.
"Avec cette proportion considérable de femmes au parlement, nous nous rapprochons d'une véritable représentation démocratique" dans l'assemblée, juge Fatima Mustapha, enseignante à l'université.
Les femmes représentent 53% de la population, 45% des magistrats, et maintenant environ 32% de l'Assemblée nationale, ce qui les place bien avant leurs consoeurs de Tunisie et du Maroc.
Le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia estimait la semaine dernière que le nombre de femmes élues plaçait l'Algérie en tête de la moyenne européenne.
Après des années de militantisme féminin, une nouvelle loi a imposé des quotas de 20 à 50% de femmes dans les listes électorales, proportionnellement à la taille de la circonscription.
Prouver qu'on mérite son siège
Mais il faudra voir comment les femmes élues, dont beaucoup inexpérimentées, oeuvreront à l'Assemblée et si elles s'uniront par-delà les partis.
"Les femmes doivent maintenant prouver qu'elles méritent leurs sièges", juge Nadia Aït Zaid, juriste qui a fait campagne pour le quota des femmes et formé des candidates.
Deux gros dossiers les attendent à l'Assemblée nationale: le code de la famille qui relègue la femme au statut de mineure et la criminalisation de la violence domestique.
"Elles ont besoin de constituer un front qui transcende les idéologies", dit Mme Aït Zaid.
Plusieurs partis dominés par les hommes, dont le FLN qui avait initialement refusé les quotas, ont jugé que les femmes placée en queue de liste ne pouvaient pas comme cela remonter à cause des quotas.
Des militantes se sont également plaintes que des chefs de partis ont placé leur femme ou leur fille en fin de liste pour faire semblant de respecter la nouvelle loi.
Le quotidien populaire arabophone Ennahar affichait mardi des photos de plusieurs élues avec ce titre: "50 femmes célibataires au parlement (. . . )" -- et listait les avantages que leur accorde la députation.
Même si les femmes contrôlent le machisme et le conservatisme ambiants à l'Assemblée, elles resteront victime de la défiance générale des Algériens envers leurs élus.
"Qu'un homme ou une femme soit élu ne change rien. Il est important que les élections soient équitables, mais elles ne le sont pas", juge Salima, une jeune femme couverte d'un voile des pieds jusqu'à la tête.
"Une femme qui l'emporte grâce à un quota ou par la fraude n'est pas légitime. Il en est de même pour les hommes", assène-t-elle.
Malgré les félicitations des pays étrangers pour le vote, beaucoup d'Algériens et d'observateurs sont convaincus que la participation de 43% et le score des partis officiellement annoncés ne sont pas conformes à la réalité.
Audrey Pulvar critique déjà Hollande
La journaliste dénonce l'hommage du nouveau président de la République à Jules Ferry, ardent défenseur de la politique coloniale française.
Son compagnon, Arnaud Montebourg , va sans doute être nommé ministre de François Hollande mercredi, mais Audrey Pulvar n'en garde pas moins sa liberté de critiquer le président de la République. Ce mardi matin, la journaliste de France Inter a commenté ainsi sur twitter la décision du chef de l'Etat de rendre hommage à Jules Ferry : « Vous avez aimé le discours de Dakar, vous adorerez les races supérieures de Jules Ferry », écrit-elle.
La chroniqueuse du talk-show de France 2 On n'est pas couché met donc dans le même sac Nicolas Sarkozy et François Hollande . Le Premier pour avoir affirmé, en juillet 2007 au Sénégal, que le « drame de l'Afrique » vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire » et le second pour avoir choisi comme référence Jules Ferry , qui ne fut pas seulement le père de l'école gratuite, laïque et obligatoire mais aussi un ardent défenseur de l'expansion coloniale française.
Depuis qu'il a été rendu public, ce choix suscite la polémique, notamment sur les réseaux sociaux où certains estiment qu'il s'agit d'un mauvais signal envoyé aux Français.
François Hollande a condamné mardi la défense de la colonisation par Jules Ferry , qualifiée de « faute morale et politique ».
Retrouvez cet article sur TVMag.net
Burkina Faso - Ces femmes victimes de la chasse aux sorcières l'auteur
On appelle cela «le port du cadavre». Dans certains villages burkinabè, lorsqu’un décès d’apparence naturelle est considéré comme suspect, ce rituel considéré comme infaillible est mis en place pour désigner le coupable.
Selon la croyance collective, un groupe d’hommes est chargé de porter la dépouille parmi la communauté afin que le mort, les guide vers la personne responsable.
La direction dans laquelle le macchabée dirige ses porteurs est censée indiquer son meurtrier de façon indiscutable. Au cours de ces cérémonies, presque toujours, ce sont des femmes qui sont incriminées.
Considérées comme des sorcières, elles sont violentées, chassées de chez elle et bannies de la communauté.
D’après les chiffres le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité Nationale, environ 600 femmes sont victimes de cette pratique à l’heure actuelle. Elles ont trouvé refuge dans des centres de solidarité.
«En général, ce sont les femmes qui sont accusées de sorcellerie et quand ce sont les hommes, ils se déplacent vers d’autres villages», explique à l’IPS Gérard Zongo, de l’ONG Commission justice et paix (CJP), à Ouagadougou.
Pour y remédier, le ministère, en partenariat avec les ONG et les associations de lutte contre l’exclusion sociale ont adopté un plan d’action.
S’étendant sur la période 2012-2016, il prévoit une prise en charge de toutes les victimes d’exclusion pour motif de «sorcellerie».
Cette prise en charge comprend une assistance financière pour que ces femmes puissent continuer les activités qu’elles menaient avant ainsi qu’une assistance juridique et psychologique.
«On ne juge pas la sorcellerie au Burkina, mais nous allons juger les faits qui sont l’exclusion et les violences sur des personnes», souligne à l’IPS Boukary Sawadogo, directeur général de la solidarité nationale.
Jusqu’à présent une seule femme a gagné son procès et doit réintégrer sa famille selon la décision de justice. Pour les autres, des journées de parrainages sont organisées par la CJP.
«A cette date, 120 femmes sur 430 ont été sont adoptées par des parrains qui leur rendent visite régulièrement pour éviter leur isolement», apprend encore IPS.
Boukary Sawadogo estime qu’une évolution des mentalités association les autorités traditionnelles est nécessaire:
«Si les chefs coutumiers ne sont pas prêts, vous n’y arriverez pas».
Lu sur IPS